Jean-Louis Debré - Quand les brochets font courir les carpes


Un petit professeur de lycée corrige ses copies dans l'un des jardins de Paris. Il aime se prélasser à cet endroit. Un peu de calme et de repos avant de reprendre la classe. Il remarque une jeune femme. Il essaie d'attraper son regard. Mais elle part sans même le voir, mais elle oublie une enveloppe. Le temps que notre homme aille la ramasser, un quidam la prend en passant. Notre professeur est harcelé de questions.
Et le brouillard s'épaissit lorsqu'il apprend que la jeune femme fait partie du nouveau gouvernement, au nom de l'ouverture. en effet, elle est une ancienne militante d'extrême gauche au sein d'un gouvernement de droite. Il n'en faut pas plus pour notre homme, il fait tout pour travailler avec cette femme. Cependant, il ne sait pas où il met les pieds. Que ce soit par les brochets ou les carpes, il va se faire avaler.

Déception! Déception!
Ce court roman est une déception. Je le dis rarement, mais passez votre chemin. Il ne s'agit pas d'une fiction illustrée par des anecdotes réelles (ou réalistes) comme on pourrait le penser. Non... Il s'agit plutôt d'un opuscule partisan teintée de fiction. Juste assez pour que l'auteur puisse dire: "Non! Ce n'est pas vrai! Ce qui est écrit n'est pas ce que je pense!" Mouais...
Pourtant, à la base, l'intrigue a tout pour plaire: un anonyme rentre au gouvernement sans aucune ambition, juste pour voir. Et là, il se retrouve embringué dans une lutte d'influence entre divers courants politiques. Tout autant individualiste les uns que les autres. Par conséquent, ce livre aurait pu être l'histoire d'une désillusion. Et l'écriture à la première personne du singulier aurait renforcé le tout.
Au lieu de cela, nous avons droit à des scènes (écrite à la 3ème personne pour l'occasion...) qui ne collent pas avec le reste. Ou du moins, que l'auteur ne cherche pas à recoller au reste. Par exemple, il y a une scène montrant les pontes du PS en pleine guerre intestine pour se remettre sur les rails pour les élections législatives. Il n'y aucun noms. Mais en réfléchissant un quart de seconde, on devine qui est qui.
A cela, il faut ajouter le côté partisan. pour synthétiser. Le financement des partis n'a été irrégulier et condamnable que dans les partis de gauche. A droite, tout est clean! Mouais...
Je vais m'arrêter là. Mais très sincèrement, laisser ce livre sur le bas-côté.

2 commentaires:

Jean-Marc a dit…

Ben, vu l'auteur, pas étonnant que ce soit partisan !

Fabien a dit…

Je sais... Je suis naïf de temps en temps! ;-)