Un rideau de pluie freine les yeux du quidam. Il n'y a pas beaucoup de choses à observer. Seulement un jeune homme parti dans son monde. Un jeune homme avec la capuche sur la tête et qui ne bouge pas d'un poil. Que pense-t-il? Il pense au tournant de sa vie. A l'événement fondateur...

Abraham, tu ne le sais pas encore, mais si tu sors d'ici indemne, tu banderas tellement que tu recommenceras
Phrase prophétique d'un des personnage du roman pour le futur d'Abe.
Je vais jouer à mon tour les oracles. Vous allez entendre parler de Jérémie Guez très rapidement. Il a seulement 23 ans, et écrit depuis ses 16 ans. Paris la nuit est son premier roman, et premier tome d'une trilogie. La thématique est toute simple: la chute imparable d'un jeune homme intelligent sans repère. Il ne connaît pas ses limites et celle de la société. Pourquoi? Parce qu'on les lui a pas apprises. C'est aussi simple. Il tombe comme Icare qui s'est brûlé les ailes à trop vouloir s'approcher de la fortune solaire. Tout ce qui brille est d'or, et la richesse arrive après.
Malgré un thème qui peur paraître déjà lu, Jérémie Guez nous pond un roman original de par le traitement des personnages. On ne tombe dans le pathos. Les faits sont les faits, et on les suit sans pouvoir les changer. Pas d'excuses ou de bons sentiments, le style est froid et chirurgical. Mais il ne nous lâche pas les tripes une seule minute. Je vous le dis, et vous commencez à me connaître, ce Monsieur Guez est a du talent à revendre. et il ne peut que s'améliorer vu son jeune âge.
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