-Je t'assure, c'est incroyable de voir à quel point ils t'apprécient davantage quand tu prends les décisions à leur place.

-Je t'assure, c'est incroyable de voir à quel point ils t'apprécient davantage quand tu prends les décisions à leur place.

>Que l'on se méprenne pas! Alphonse Capone est tout sauf un personnage sympathique. La rue dont il est devenu maître à Chicago mais aussi à Cicero est encore rouge de sang de ceux qui l'ont défié, ou de ceux qui lui ont simplement déplu.
Pourquoi? Je ne pourrai pas vous le dire. Ni moi, ni personne d'autre. Mais on peut essayer de vous expliquer l'ampleur d'un phénomène. Pas forcément un nouveau phénomène, mais un phénomène qui prend une toute autre ampleur cette dernière dizaine d'année. Il convient d'ouvrir les yeux, et d'essayer de changer la donne. En effet, ce mal-être n'existe pas que chez les salariés de ce géant de la télécommunication. Vous le retrouverez chez l'ensemble des boites qui appliquent les nouvelles méthodes managériales. Ces méthodes se basent sur des principes tous simples: le salarié est un enfant qu'il faut encadrer strictement. Il faut lui promettre monts et merveilles (mais ne surtout pas les lui donner). Puis vous lui faites comprendre qu'il faut être meilleur que son voisin, sinon c'est lui qui saute! c'est tout simple! Et c'est aussi destructeur que c'est simple.
Et il tire. Une fois, sa mère est morte. Une deuxième fois, puis une troisième. Il finit par son petit frère. Sa famille est morte. Ce pourrait s'arrêter là. On tire le rideau, et on met tout ça sur le dos de bouc émissaire divers. Certes, son malheur a été d'être le second et donc délaissé un peu par la mère. Tous les enfants situé entre l'aîné et le benjamin vous le diront, c'est la pire place. Mais de là à tuer sa famille. Paul est un enfant qui vit en dehors de tout. Il n'est pas sociopathe, il n'est pas schizophrène. Il n'est qu'une gueule d'ange meurtrière.
La maison disque fonctionnait et avait du succès alors qu'elle était indépendante. La seconde erreur commune est de voir le nom des Jackson Five accolé de façon quasi systématique au nom du label légendaire. Mais il est bon de rappeler une chose: c'est la Motown qui a fait les Jackson 5, pas l'inverse. C'est le génie d'un homme et de son équipe , pas d'un père exigeant. Avant les Five, il y avait de nombreux autres artistes. On peut citer The Supremes (dont faisait partie Diana Ross), Martha and the Vandellas, Smokey Robinson, Gladys Knight, Marvin Gaye, Stevie Wonder, ou encore The Temptations.
Toutes ces questions, Pierre Péan (qui a écrit entre autres une enquête très complète sur Jean Moulin, ou sur le journal Le Monde...) y répond dans cet ouvrage.
Il est vrai qu'il ne manque pas sur les rayons des libraires de livres sur Jacques Chirac. Et je dois sincèrement avouer que je n'ai été tenté par aucun d'entre eux. Je suis peu friand de ce genre de livre qui attaque gratuitement, ou au contraire qui honore sans discussion un homme. Je préfère les livres où les bons et mauvais côtés sont dessinés en général. Ce qu'il m'a attiré dans celui-ci c'est que Pierre Péan est connu comme étant un éminent journaliste apparenté à gauche, et que ce livre est écrit sous la forme d'entretien avec le président, homme de droite comme chacun sait. J'ai aimé cette confrontation. Et l'auteur explique lui-même pourquoi il a écrit cet ouvrage: pour comprendre qui est cet homme que l'on dénigre aussi facilement.
Autant être franc et placer les balises: Jacques Chirac n'est pas l'homme que je suivrai politiquement les yeux fermés. Ma sympathie pour le personnage était loin d'être gagné. Et pourtant, Pierre Péan a réussi à l'emporter. Avec cette lecture, nous apprenons beaucoup de choses sur Jacques Chirac. Certaines infos dont j'étais loin de me douter. Par exemple, il est connu dans les pays orientaux comme un très grand spécialiste de l'art oriental. Une anecdote est racontée: un jour il a contesté l'estimation d'un poterie contre l'avis du conservateur du musée qu'il visitait. Et il s'est trouvé que c'était Chirac qui avait raison, et non le conservateur.
L'énorme point positif de ce livre est que cet ouvrage n'est pas un livre partisan. Il ne s'agit pas d'un livre écrit sur un homme politique, mais un livre écrit sur un homme public. C'est l'histoire d'un homme devenu président parce qu'il en voulait, parce qu'il a su laisser les trahisons de côtés. Une légère déception tout de même. Pierre Péan évacue un brin trop vite les affaires dans lesquelles Jacques Chirac est concerné. Parce qu'il en existe quand même. Certes il ne s'agit pas du propos du livre mais un peu plus d'éclaircissement dans la même veine que les autres informations récoltées pour l'ouvrage n'aurait pas été de trop.
Première précision importante: cet ouvrage n'est pas écrit par le Che mais par Ernesto Guevara. La différence a sa portée. Et je vais vous le démontrer.
Il s'agit ici du journal d'Ernesto Guevara comme je vous l'ai dit. Alors qu'il n'a pas encore fini ses études de médecine, il décide de voyager et de visiter l'Amérique latine en motocyclette, avec son ami Alberto Granado. Écrit de manière simple et sans tournure complexe qui en alourdirait la lecture, ce journal nous invite à voyager avec les protagonistes. Le tournant de l'histoire est la mort de la Poderosa, leur véhicule. A partir de ce moment, ils sont obligés de continuer à pied et de se débrouiller. De ce fait, on visite ce continent en y découvrant ses richesses et son peuple qui souffrait tant en ces temps (Est-ce que ça a bien changé?...) Mais, surtout, à travers les différentes rencontres, nous assistons à la naissance du Che. C'est impressionnant.
Que l'on soit d'accord ou pas avec ses gestes et ses idées, cette transformation est intéressante et utile à lire. On la comprend en même temps que lui. Rien que pour ça, ce livre est à lire. Et surtout, N'y allez pas en pensant que c'est un livre de propagande ou autre: vous auriez tord. Il s'agit seulement de la quête d'un jeune homme qui a du mal à se trouver en ce monde.
Il le dit lui-même. il était un cancre. un cancre devenu professeur, puis écrivain reconnu par les lecteurs et ses pairs. Mais un cancre toujours. Parce qu'être un cancre, ce n'est pas un état temporaire mais ce sont des blessures et des souvenirs perpétuels. Daniel Pennac explique notamment à travers ce livre, que trois professeurs lui ont appris à apprendre. Et à aimer ça. Comment? En étant différent, en dehors des méthodes figées. Parce que parfois il suffit de changer de chemin pour arriver au même point. Seul la patience fera le tri parmi les guides.