J-M. DeMatteis & M. Bagley - Spider-Man and Batman

Comme je vous disais la dernière fois, je me suis replongé dans ma bibliothèque de comic-books pour voir un peu les perles que j'ai pas lu depuis un moment. Et je suis tombé sur un exemplaire sorti en presse en 1995 (17 ans déjà...) réunissant Spider-man et Batman. J'ai un très bon souvenir de cette histoire. Plus que du second numéro sorti un peu plus tard. Mais voyons un peu celui-ci.
L'histoire commence à Ravencroft, institut psychiatrique proche de New-York dont Spider-man était proche au cours des années90. En effet, à l'instar d'un Batman avec l'asile d'Arkham, ses ennemis les plu sanglants y étaient enfermés: Vénom, Vermine ou encore Carnage. Et justement, ce dernier tente de s'évader une nouvelle fois. Il échoue grâce au Tisseur et il est enfermé à nouveau.Seulement voilà, ce petit manège paraît sans fin à tout le monde. Alors un éminent psychiatre annonce avoir la seule solution. Il propose purement et simplement une lobotomie. Mais pas en ces mots. Il insère une puce dans le cerveau du malade qui devient docile comme un agneau. Il propose cela au Dr Ashey Kafka, directrice de Ravencroft à New-York, et au Dr Arkham, directeur de l'asile du même nom à Gotham City. En réalité, ils n'ont pas vraiment le choix. Les patients désignés sont Cletus Kasady, dit Carnage, et Le Joker. Ce qui marche sur l'un n'a pas fonctionné sur l'autre. Ce qui devait arriver arriva. Mais nos deux héros veillent sur leurs Némésis.

L'intrigue reste assez classique. Mais elle touche un premier point sensible avec la problématique du ballet incessant entre les deux ennemis. N'y a t'il pas de solution radicale et définitive? Cette question est au centre de la réflexion de l'histoire.
Mais le principal point  positif est l'habilité du scénariste, Jhon Marc DeMatteis, d'éviter les écueils d'un tel crossover. En général,les héros se croisent se tapent dessus puis finissent par s'allier contres leurs ennemis. Et gagner la bataille. Hé ben non! Ici, ils se croisent et Batman s'en va en disant au Tisseur qu'il n'a pas besoin de lui. Et spider-man se permet même un petite note d'humour en voyant Batman: "C'est donc le moment où on est censé se taper dessus?..." Comme vous le voyez, il y a beaucoup de second degrés et d'humour. Surtout avec le duo Batman/Spider-man qui joue sur l'opposition des deux caractères.
Les dessins sont sincèrement très beaux. Un des meilleurs travail de Mark Bagley pour moi. Il soigne ses personnages et ses décors. On voit tout de suite qu'il s'est amusé avec les icônes de DC Comics auxquelles il n'avait pas le droit à l'époque vu qu'il était un artiste Marvel Comics. Donc vous avez là un comics de qualité qui se lit avec plaisir. Et bien meilleur que d'autres crossovers entre les deux éditeurs.
Il n'est bien évidemment plus en vente en presse, mais vous le trouverez sans trop de souci je pense sur le marche de l’occasion. Dès la semaine prochaine, je viendrai vous parler un peu de l'ouvrage qui a vu Bane fracasse le dos de notre batman adoré. Ça vous dit quelque chose... ;-)
Je l'ai en VO mais il est sorti ce mois-ci chez Urban Comics.

2 commentaires:

Gwen a dit…

Bonjour, serait-il possible d'utiliser l'image de Batman et Robin présente dans cet article pour le montage d'un dessin animé à destination d'une classe d'enfants ? Merci d'avance !

Gwen

Fabien a dit…

Il n'y aucun souci pour cela bien évidemment Gwen!