Neil Strauss - Les règles du jeu

Il fait beau! Il fait chaud! La plage est devant vous. La célèbre chanson "J'aime regarder les filles..." résonne dans votre tête alors que vos yeux se baladent au grès des jeunes célibataires qui vont se baigner. Vous êtes donc un jeune célibataire, et vous comptez sur l'été pour faire des rencontres. Et plus si affinités ...
Neil Strauss était un jeune homme comme vous (ou moi). Il connaissait la drague, et s'y était essayé. En vain. Puis, pour les besoins d'un de ses livres, il a cherché en savoir plus sur ce que certains pratiquent comme un art. Il est tombé finalement sur les Virtuoses de la Drague. Un groupe de personnes qui s'échangent les bon plan et les techniques de drague. Leur but? Plaire à l'autre. Et ce dans la seule optique de plaire. A travers ce livre, Neil Strauss vous propose de faire de vous... pas un virtuose de la drague, mais tout du moins un fin connaisseur des bases de la séductions des femmes. Il vous propose donc un challenge: apprendre à séduire en 30 jours.

Jour après jour, il vous concocte un programme dont le but final est tout simplement un rencard. Et surtout la confiance en soi nécessaire pour aller à la rencontre des femmes sans aucunes appréhensions.

Et si vous hésitez, il vous suffit de lire les nouvelles qui sont dans l'autre sens. Parce que, outre ce programme de coaching, l'originalité de ce livre réside dans le fait qu'une fois finie, il suffit de retourner le livre pour découvrir onze nouvelles. Onze nouvelles dont le thème réside dans les onze règles d'un virtuose de la drague. L'auteur nous réserve quelques surprise avec ces textes. Des surprises au niveau du style employé mais aussi de la forme. Il ne fait pas forcément dans la simplicité. Il cherche à traiter chaque règle d'une façon différente. La lecture de ces nouvelle s'en résulté plaisante et distrayante.
Très sincèrement, pour moi, c'est un exemple de livre parfait pour la plage. Il se lit sans difficultés et il attise votre curiosité.


Donald Westlake - Envoyez les couleurs

Les années 1960, aux États-Unis, dans l'état de New-York. Oliver Abbott va prendre son poste de professeur d'anglais dans un lycée de la banlieue noire de South Romulus. Il ressent une certaine excitation à suivre la voie qui lui est destinée depuis de nombreuses décennies. Son grand père, puis son père étaient professeurs là-bas. Il le sera aussi. Et puis il prendra la place de directeur, comme son père.
Seulement voilà, ses élèves sont noirs et la majorité des profs sont blancs. L'équation des USA des années 60. Difficile de la résoudre. Et Oliver va se retrouver emmêlé dans les difficultés. Il va être pris dans un conflit qui le dépasse. Pourquoi? Parce qu'il ne s'est jamais posé de questions. Pour lui, tout est clair, il va devenir professeur. Il le dit lui-même, il a été élevé dans cette optique dès son plus jeune âge. Son avenir idéalisé va se confronter à la réalité des droits civique, et de la lutte pour les gagner. Et l'amour va venir balader son nez, et rendre les choses plus complexes. Les sentiments et les raisons de communauté ne font pas toujours bon ménage. Ils vont vite le comprendre.

Premier roman de Donald Westlake que je lis. Et très bonne lecture. J'en parle avec les romans qui m'ont fait rire parce que le sourire était très régulièrement présent durant la lecture. En effet, il traite d'un problème lourd dans le passé récent des américains. Récent à tel point que ce roman date de 1969 et que le combat pour les droits civiques des personnes de couleurs datent du début des années 60 avec notamment la marche de Luther King le 28 août 1963.
L'humour provient essentiellement du personnage d'Oliver Abbott. Il vit tout en décalé et avec une ironie bravant les limites du supportables pour beaucoup de personnes. En conséquence, le roman traite avec beaucoup de légèreté de thèmes très lourds. Par exemple, à travers toute une scène de meetings, Donald Westlake nous dresse l'état des forces en présence: les noirs qui veulent s'intégrer avec l'aide de tous (symbolisé à l'époque par Martin Luther King Jr) et les afrocentristes (les black panthers par exemple). En à peine un dialogue de quelques pages, il nous dresse un bilan politique. Ainsi, tout le monde peut comprendre les problématiques en jeu et ce qu'il y a à perdre ou à gagner.

Je conseille très vivement cet ouvrage de Donald Westlake. Et oui, prenez-le avec les autres pour le lire sur la plage. Vous passerez un super moment. Mais je suis pas sûr que vous alliez vous baigner beaucoup du coup...

Sellig - Pour une poignée de koumlaks


J'enchaîne sur notre série "C'est drôle donc je lis!" avec un roman inédit. Le premier de Sellig. De la SF à l'état pur! Avec plein de martiens et de rayons laser dedans!
Il était une fois deux agents de sécurité galactique fuyant leur supérieur par la faute de l'un d'eux: il a montré sa main à une sonde terrienne. Du coup, branle bas de combat des deux côtés: les extraterrestres (au sens large du terme bien sûr) sont tous plus au moins aux fesses de nos deux agents spéciaux, et les terrestres (au sens large également faut avouer!) sont aussi à leur fesse. Enfin pas tous les terrestres, parce que la police française, enfin celle de Lyon, est aux trousses de Data, un génie informatique. Le geek de base qui pue le pas propre. Ce petit génie a ouvert un magasin d'informatique avec Eric, un homme normal mais propre. Y a des fois où des choix doivent être faits.
A ce petit monde en folie, vous rajoutez un Général américain (mais c'est pas dit seulement suggérer d'abord) au bord de la crise de nerfs parce qu'il n'arrive pas à mettre la main sur ces hommes qui sont pas de la Terre. Une petite pincée de tueur à gage à la sauvagerie implacable. Et vous avez là dessus un lieutenant de la sécurité galactique qui n'est plus lieutenant mais qui devient alcoolique, ou amoureux. Ou les deux...

Vous l'aurez compris, ce roman de Sellig est du grand n'importe quoi! Le maître mot ici est "décalage". Rien n'est à la place où on l'attend, et les répliques sont toutes plus drôles que les précédentes. L'histoire est toute simple: deux cavales, et un solution qui est la fuite. Le truc, ici, c'est que rien n'est simple, et tout est fait pour piéger les gentils, et les méchants au passage.
Je connaissais Sellig pour ses sketchs, notamment le bricoleur. Et je dois avouer qu'en commençant je n'avais pas fait le rapprochement. Pour être honnête, je me suis que ce devait être des homonymes. Puis, j'ai lu la préface de Bernard Weber (Il y révèle enfin sa vraie figure..) et j'ai compris qu'il s'agissait de la même personne. Du coup, j'ai commencé le roman d'un œil encore plus critique. Et je n'ai pas été déçu.
A certains moments, nous avons l'impression de lire un roman de Terry Pratchett et de son Disque-Monde. Le même grand n'importe quoi qui est bien structuré et amène à quelque chose de précis. Je dois avouer que lorsque le narrateur (à la troisième personne) sort de son rôle neutre, là c'est super. Un artifice classique dans l'humour mais qui marche à chaque fois.

C'est à lire! Même à dévorer! Un concentré de bonheur et de rire en 300 pages. Et si vous n'en avez pas assez, allez sur le site de Sellig lire ses nouvelles de science fiction (http://www.sellig.com/ ).

Terry Pratchett & Neil Gaiman - De bons présages


C'est l'été, le beau temps est là. Si si! Mais il est un peu caché c'est tout! Du coup, je me suis dit que j'allais vous parler de quelques livres d'humour. Des romans qui vous enchanteront et vous feront sourire. Je vous le promets. Et pour cela, je vous propose de commencer avec la collaboration de monstres britanniques. J'ai nommé Neil Gaiman et tery Pratchett.
Bienvenue dans un monde délirant à la Monthy Python. La fin de l'Humanité est proche mais ce n'est pas pour autant que l'on va s'empêcher de rire. Un démon et un ange sont sur Terre depuis le commencement des Temps, depuis la Pomme. C'est leur poste. Leur travail est d'orienter l'Humanité vers le Bien ou Le Mal. C'est leur travail et ils le font bien. Seulement, ils s'y plaisent bien sur Terre. Leur existence y est douce. Aziraphale, l'ange, a découvert le plaisir de lire et n'y renoncerait pour rien au monde. Rampa, le déamon, ne voit pas d'un bon œil de retourner dans cette fournaise qu'est l'Enfer.
Du coup, lorsqu'ils apprennent que L'antéchrist doit naître et que sa quinzième année sonnera le glas de l'Humanité, ils se décident à faire quelque chose. Sous différentes apparences, ils deviennent les précepteurs de ce petit garçon pour lui apprendre à aimer l'Humanité. Seulement, la quinzième année arrivée, ils se rendent compte que les enfants ont été inversés à la maternité.

A partir de ce moment, les quiproquos et les comiques de situation s'enchaînent et n'arrêtent pas. C'est tout simple: on se marre. Les situations extravagantes se suivent et ne se ressemblent pas tandis que le sérieux de l'intrigue existe tout de même. Il s'agit d'éviter l'Apocalypse. Rien que ça!
Jusqu'à la dernière ligne, je suis passé pour un fou dans le bus puisque je me marrais tout seul devant le bouquin. Et les notes de bas de pages sont aussi hilarantes que le corps de texte! C'est pour dire!!! Par exemple, à un moment où l'un des quatre cavaliers arrivent, le cavalier nous explique qu'un couple est présent en ce lieu parce qu'ils ne pouvaient pas aller ailleurs pour raison de santé. Du coup, ils sont la! Pas de leur faute quoi!
Ce livre m'a confirmé le talent de Neil Gaiman et m'a donné envie de lire Terry Pratchett.

Andrea H. Japp - Le silence des survivants


Sok Bopah... Isabel... Deux noms différents pour une même personne. La première est une rescapée des camps des Khmers rouges au Cambodge. "Là-bas" comme elle dit. Elle a réussi à fuir en se faisant humilier une dernière fois. Arrivée sur la terre des libertés, aux Etats-Unis, elle se fait appeler Isabel. Les deux identités, les deux entités se rejoignent. Elle vit, et elle a cessé de survivre. Elle rencontre Isaac. Le premier, et seul, homme avec qui elle veut faire l'amour. Ils ont deux enfants. L'aîné est issu des tortionnaires cambodgiens, la plus jeune est le fruit des rêves américains. A cette petite famille, rajoutons Simon. Lui, son cauchemar était allemand. Il a connu les camps nazis. Et il y a perdu sa mère qui en est devenu son seul repère dans la vie. Il a arrêté de vivre en Allemagne. Ici, il rêve une vie qui aurait pu être la sienne. Peut être... Il y a gagné le droit de dire "Quand"...
Leur vie, à ces deux rescapés, a été longue et dure. Mais le calme est revenu. Et avec lui peut être le bonheur. Peut être... Quelqu'un, quelque chose en a décidé autrement. La petite dernière que tout le monde adorait et à qui ses père et grand-père passaient tout vient de se faire assassiner. Elle est la première d'une série. Ils souffrent et se rappellent le goût acre de la mort et de la peur. Le passé revit à travers les souvenirs, mais pas seulement.

200 pages de pure détresse. Andrea H. Japp nous peint une histoire où l'espoir n'a pas sa place. Lorsque deux écorchés de la vie se rencontrent, le silence est de mise. Parce que parfois les mots sont inutiles voire insultants, seuls les actes ont alors une quelconque valeur. L'auteur nous livre ici une leçon de vie impitoyable mais magistrale. Son style sec et agréable nous plonge dans cette détresse qui a ses racines dans le passé de l'Humanité et ses branches dans le futur de cette famille.
Elle nous montre ici tout son talent. Il s'agit pour ma part de son meilleur roman pour le moment de ceux que j'ai lu. Juste au dessus de La femelle de l'espèce. Pas un mot de trop. Les sentiments et les personnages sont ici mis en lumière à leur juste valeur. C'est vraiment un chef d'œuvre.

Pierre Bordage - Porteurs d'âmes


Léonie est une enfant du Libéria vendue par ses parents à une soi-disant tante. Elle est devenue un objet entre les mains des clients de cette tante. Même pas une prostituée, une chose pour assouvir les perversités de ces hommes. De ces porcs, comme les surnomme cette jeune femme.
On saute sur un autre personnage. Ici vous avez un jeune homme, Cyrian. Un jeune homme qui a tout. Ou du moins, il peut obtenir ce qu'il veut. Il est le fruit de la complaisance bourgeoise: le père vend des armes au plus offrant, et la mère crée des écoles et des hôpitaux dans les pays ravagés par ces mêmes armes. Quant à lui, Cyrian n'a qu'une envie: intégrer les Titans. L'équivalent des Skulls and Bones pour l'EESS, la très grande école scientifique française. Un parvenu.
Au milieu de ces deux extrêmes, il existe un homme qui vit la réalité la plus dure. Un homme au bord du gouffre depuis de trop nombreuses années. Il survit et attend de passer de l'autre côté, sur l'autre rive. C'est Edmé, il est flic à la criminelle. Et il vient de découvrir un véritable charnier dans la Marne. De nombreux cadavres d'hommes et de femmes y sont repêchés. Et Edmée est très loin d'imaginer que cette affaire va lui redonner envie de vivre. Et il va faire la rencontre de Léonie et Cyrian. Il va vivre la rencontre entre le chaud et le froid, entre l'âme et le corps. Et ils ne vont pas tous trois en sortir indemne.

Ce roman de Pierre Bordage est un mélange des genres. Polar, anticipation ou encore romance. Il mélange les styles et les personnages dans un maelström de sentiments. Les trois personnages principaux sont des symboles et des êtres à part entière à al fois. Je veux dire qu'ils sont décrits de telle façon que l'on peut les croiser au détour de la route. Et à la fois, ils sont le vecteur d'une vision de la société, et de la Vie en général.
C'est en ce sens que ce polar de Pierre Bordage est une vive critique de notre société. Pas une critique manichéenne où le noir l'emporte. Non, il s'agit plus d'une alerte! Arrêtons de nous figer sur des idées reçues sinon notre société va droit dans le mur.
Et pour illustrer cette idée, il nous conte une histoire exploitant les faiblesse de l'être humain. En effet, qui n'a jamais rêvé d'être immortel? Et si l'âme survit, peu importe le corps, non?... L'auteur nous pond un récit haletant, passant d'un point de vue à un autre. Le suspens est de la partie et pas qu'un petit peu. A chaque page, on ressent une tension qui nous force à tourner la page. On veut connaître la suite. On veut tout savoir sur ces personnages et sur ce qui les entoure.

J'ai été véritablement séduit par ce roman. Je l'ai dévoré page après page. Je commence à sincèrement apprécier le style de Pierre Bordage. Je sens que je vais me jeter sur la Trilogie des Prophéties.

Joseph Ouaknine - A l'ombre d'Halloween


Gilles veut fêter ses 25 ans de façon grandiose. Tout simplement, il veut que tout le monde s'en souvienne! L'événement du siècle quoi! Il est né un 31 octobre. Ce serait dommage de laisser passer une telle occasion. La fête sera costumée, et l'ambiance sera Halloween à 100%. Il engage une décoratrice pour totalement relooker un vieux manoir. Budget illimité. La famille de Gilles a les moyens.
Les invitations sont lancées. Tout est fait en grand: un faux cimetière est installée (pierres tombales réelles livrées avec), une caverne naturelle est aménagée en antre de sorcières. Une voyante et un prestidigitateur mondialement connu sont de la partie. Et les surprises sont de plus en plus nombreuses. Gilles et ses amis sont aux anges. Sauf que des intrus ont vu la porte ouverte, et sont entrés sans frapper. Quoique... Chez certain, on frappe après être entré ... Il ne fait pas bon se moquer des esprits un soir d'halloween. Certaines choses nous dépassent.

Je vous présente la nouvelle livraison Horreur de la rivière Blanche. Comme d'habitude, une très bonne surprise. Quand on est persuadé de tout savoir, et de tout avoir compris, un nouveau personnage entre en jeu. Et tout est chamboulé.
Alors qu'au début l'histoire semble classique, Joseph Ouaknine retourne le lecteur au tiers du roman en nous présentant la même histoire mais vu d'un autre œil. Et ce, alors qu'on laisse Gilles en plein cliffhanger. Le rideau se baisse encore sur une fin abrupte et pleine de surprise. On reprend l'histoire avec un invité surprise. Les questions trouvent leurs réponses. Et des interrogations restent en suspens.
Il faut que je vous avoue que Joseph Ouaknine a un style fluide qui nous fait passer d'un genre à un autre avec talent. On passe ainsi allègrement de la pure horreur ou polar, en passant par le fantastique léger. Une lecture plus agréable.

Et une lecture qui se prolonge avec une douzaine de nouvelles qui sont autant de portraits savoureux de personnages étranges. Par exemple, vous avez ce diptyque qui navigue entre l'amour et la haine des félins. Ou alors, vous découvrirez les drôles de personnages qui peuplent vos salles de bains. Vous vous laverez plus comme avant.
Donc, ce livre est encore une agréable découverte. Un exercice de style et surtout, on sent très bien que ce livre est un pur amusement pour l'auteur. Il s'est fait plaisir. Et ça se sent.
Et si Rivière Blanche, c'était ça? Et si Rivière Blanche était l'antre de nouveaux auteurs, et la cour de récréation de ces mêmes auteurs?

Jean-Louis Debré - Quand les brochets font courir les carpes


Un petit professeur de lycée corrige ses copies dans l'un des jardins de Paris. Il aime se prélasser à cet endroit. Un peu de calme et de repos avant de reprendre la classe. Il remarque une jeune femme. Il essaie d'attraper son regard. Mais elle part sans même le voir, mais elle oublie une enveloppe. Le temps que notre homme aille la ramasser, un quidam la prend en passant. Notre professeur est harcelé de questions.
Et le brouillard s'épaissit lorsqu'il apprend que la jeune femme fait partie du nouveau gouvernement, au nom de l'ouverture. en effet, elle est une ancienne militante d'extrême gauche au sein d'un gouvernement de droite. Il n'en faut pas plus pour notre homme, il fait tout pour travailler avec cette femme. Cependant, il ne sait pas où il met les pieds. Que ce soit par les brochets ou les carpes, il va se faire avaler.

Déception! Déception!
Ce court roman est une déception. Je le dis rarement, mais passez votre chemin. Il ne s'agit pas d'une fiction illustrée par des anecdotes réelles (ou réalistes) comme on pourrait le penser. Non... Il s'agit plutôt d'un opuscule partisan teintée de fiction. Juste assez pour que l'auteur puisse dire: "Non! Ce n'est pas vrai! Ce qui est écrit n'est pas ce que je pense!" Mouais...
Pourtant, à la base, l'intrigue a tout pour plaire: un anonyme rentre au gouvernement sans aucune ambition, juste pour voir. Et là, il se retrouve embringué dans une lutte d'influence entre divers courants politiques. Tout autant individualiste les uns que les autres. Par conséquent, ce livre aurait pu être l'histoire d'une désillusion. Et l'écriture à la première personne du singulier aurait renforcé le tout.
Au lieu de cela, nous avons droit à des scènes (écrite à la 3ème personne pour l'occasion...) qui ne collent pas avec le reste. Ou du moins, que l'auteur ne cherche pas à recoller au reste. Par exemple, il y a une scène montrant les pontes du PS en pleine guerre intestine pour se remettre sur les rails pour les élections législatives. Il n'y aucun noms. Mais en réfléchissant un quart de seconde, on devine qui est qui.
A cela, il faut ajouter le côté partisan. pour synthétiser. Le financement des partis n'a été irrégulier et condamnable que dans les partis de gauche. A droite, tout est clean! Mouais...
Je vais m'arrêter là. Mais très sincèrement, laisser ce livre sur le bas-côté.